Ca y est nous y voilà ! Depuis le temps
que nous en rêvions, nous y sommes ! Bien sûr, la vie, le travail ont fait
que nous n’avons pas pu faire ce long pèlerinage : une année, nous sommes
allés assister à la bénédiction, puis au départ des pèlerins au Puy en Velay et
nous les avons regardés emprunter la Via Podiensis. Maintenant, nous avons
traversé une partie de l’Espagne en camping-car et nous sommes là, à l’arrivée,
très émus et plein de joie.
Pour nous, aller à Compostelle, c’était bien
sûr aller nous recueillir devant le tombeau de St Jacques, mais aussi le
plaisir de randonner comme nous le faisions autrefois en pleine nature. Je suis
convaincue que cette longue marche, permet de se pencher sur soi-même, de
s’apaiser, de retrouver le bonheur des choses simples.
Nous avons laissé le Mayflower gardé par nos filles au terrain de camping, et
l’esprit tranquille, (il ne faisait pas trop chaud pour elles) nous avons pris
le bus pour aller au centre de Santiago.
Ce dernier s’arrête devant la vieille ville,
nous avons alors emprunté des ruelles pleines de vieilles demeures, de jolies
petites places, de commerces (boutiques de souvenirs, cafés restaurants remplis de pèlerins.)
.Nous arrivons devant la cathédrale, sur une place noire de monde ! Tous les pèlerins sont joyeux, ils attendent
assis, la messe de 19 h, Dès qu’un groupe arrive, il est applaudi.
Certains font le pèlerinage, seuls : ici ce
monsieur est accompagné de son chien.
Nous rentrons ensuite dans la majestueuse
cathédrale, au départ de construction romane mais agrandie et modifiée ensuite
selon d’autres styles. Elle est superbe !
Nous allons bien sur nous recueillir auprès du
« magnifique St Jacques ».
Nous voulions voir également, une curiosité
de ce monument toujours présent, mais qui
n’est plus utilisé que rarement : le botafumeiro.
Suspendu à la clé de voûte de la cathédrale,
au bout d’une corde de 20 mètres de long, c’est un gigantesque encensoir. D’une
cinquantaine de kilos, il se déplace dans la coupole de l’église où il est
suspendu à l’aide d’un système complexe de poulies vers les nefs latérales. De
nos jours, il n’est mis en action que lors de fêtes religieuses.
Voilà deux heures se sont écoulées, il est
temps pour nous de reprendre l’autobus et de rentrer au camping, encore
émerveillés de tant de beauté, pour retrouver nos « filles ». Adieu
Santiago ! Tu resteras un magnifique souvenir dans notre cœur !